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Hommage à feu Mohamed Hadj Ali Salem

feu Mohamed Hadj Ali Salem

Premier directeur du CAR/ASP en 1985, M. Mohamed Hadj Ali Salem dirigeait en parallèle l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTOP), à Salammbô.

Le démarrage du CAR/ASP a été particulièrement difficile à gérer, tant sur le plan administratif que logistique. Mais jusqu’en 1991, année où il a passé les rênes à son successeur, M. Mohamed Saied, plusieurs activités importantes ont pu être accomplies. À la fin de son mandat, les résultats étaient au rendez-vous.

Plus tard, M. Mohamed Hadj Ali Salem continuera à collaborer avec le CAR/ASP en tant qu’expert. Président et coordinateur de longue date du réseau SIPAM (Système d'information pour la promotion de l’aquaculture en Méditerranée) de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), il était un interlocuteur privilégié.

M. Mohamed Hadj Ali Salem a marqué le centre par son empreinte. Sa force de caractère et son amour pour le travail resteront indélébiles dans nos mémoires.

Nous lui rendons ici un hommage à travers ceux qui l’ont le plus côtoyé au CAR/ASP.

Khalil ATTIA
Directeur du CAR/ASP

 

“Je me souviendrai toujours de lui pour son accueil chaleureux à mon arrivée à Salammbô, pour l’ouverture des bureaux du CAR/ASP en 1986, et de notre collaboration pendant plusieurs années, toujours calme et souriant, et de sa connaissance des capacités nationales et des réseaux internationaux. C’était toujours un plaisir de parler avec lui de la Tunisie, de la pêche, de l’environnement, des domaines qu’il connaissait parfaitement et vous faisait partager. Toutes mes condoléances à sa famille et à ses amis.”

Témoignage de M. Alain Jeudy de Grissac, 1er expert du CAR/ASP, délégué de l'UICN.

 

Monsieur Mohamed Hadj Ali Salem a beaucoup contribué à la gestion des ressources marines et du milieu marin en général dans son pays, la Tunisie, et en Méditerranée. Docteur en chimie, il a commencé sa carrière par des travaux de recherche sur la pollution marine avant d'occuper le poste de Directeur de l'Institut National d'Océanographie et de Pêche, l'actuel INSTM de Salammbô. Il a dirigé cet institut pendant une quinzaine d'années et a été ensuite appelé à occuper le poste de Directeur Général de la Pêche et de l'Aquaculture du Ministère tunisien de l'Agriculture.
Sur le plan international, Mohamed Hadj Ali a représenté son pays dans de très nombreuses réunions et autres manifestations internationales, notamment au niveau de la Commission Océanographique Internationale (COI), de la Convention de Barcelone et surtout au niveau de la CGPM dont il a été le président pendant plusieurs années. Il a aussi contribué en tant que conseiller aux travaux du Bureau étendu d'ACCOBAMS.
Mohamed Hadj Ali a été le premier Directeur du CAR/ASP, poste qu'il avait cumulé à l'époque avec celui de l'INSTOP. Il a été ainsi un des principaux artisans de la mise en place du centre à partir de 1985. Avant cela, il a participé activement dans les négociations qui ont conduit à l'adoption en 1982 à Genève du Protocole relatif aux Aires Spécialement Protégées en Méditerranée.
Sa contribution a été aussi particulièrement importante pour asseoir les bases du SIPAM (Système d'Information pour la Promotion de l'Aquaculture en Méditerranée) dont il a été le coordinateur pendant plusieurs années. Sa connaissance des enjeux du secteur aquacole en Méditerranée et sa capacité à fédérer les principaux acteurs méditerranéens et à animer le réseau des points focaux du SIPAM ont fait de ce dernier un modèle de collaboration et d'échange d'information fort utile pour le développement de l'aquaculture méditerranéenne.
Sur le plan humain, Mohamed Hadj Ali était un homme très courtois et très chaleureux. Il était très dynamique et très passionné par la mer et le monde marin. Tout cela lui a permis durant sa longue carrière de tisser des liens de collaboration, et souvent d'amitié, avec de nombreux scientifiques et responsables de la pêche aussi bien en Tunisie que  dans les pays de la région méditerranéenne. Il était apprécié pour sa connaissance des dossiers et de son esprit de dialogue et de consensus.

Témoignage de M. Mohamed Saied, directeur du CAR/ASP de 1991 à 1998,
et de M.Chedly Rais, ancien directeur scientifique.

 

“Si Mohamed Hadj Ali, l’ingénieur halieute et le spécialiste des sciences de la mer était parmi les fondateurs des structures actuelles du secteur de la pêche en Tunisie avec ses composantes production, développement et recherche. Je l’ai connu dès les années quatre-vingts en collaborant sur les dossiers de la régénération des ressources naturelles marines et de l’environnement. Cependant je l’ai côtoyé davantage, à la fin des années quatre-vingts à l’occasion des réunions du Plan d’Action de la Méditerranée quand il s’occupait de la structure embryonnaire du futur CAR/ASP et surtout quand j’étais chargé par le Gouvernement de négocier l’accord de siège de ce centre avec le PNUE. Toutefois, j’ai découvert ses capacités scientifiques et techniques à l’occasion des missions d’expertise que le CAR/ASP lui avait confiées durant la période où je dirigeais ce Centre, à ces occasions Monsieur Hadj Ali avait fait preuve de ses talents d’expert.“

Témoignage de M. Mohamed Adel Hentati, directeur du CAR/ASP de 1998 à 2003.

 

“Il était très compétent dans un domaine assez vaste (les Océans et la Biodiversité) je garde un bon souvenir de son soutien lors de mon passage au CAR/ASP, il était très pragmatique, franc et sincère et il compte parmi les nombreux cadres de la Tunisie qui ont consacré leur vie au développement de leur pays et à son rayonnement au niveau régional et international.“

Témoignage de M. Abderrahmen Gannoun, directeur du CAR/ASP de 2005 à 2012.

 

Pour voir ou revoir le témoignage de M. Hadj Ali Salem sur les premières activités du centre, cliquez ici.